patrimoine

EGLISE DE CABANAC

Solitaire parmi les vignes, l'église de Cabanac dresse son majestueux clocher carré, percé d'imposantes fenêtres à remplage, sur un plateau dominant en à pic la " cité " disparue d'Orgueil et les rives du Lot.

 

Les origines de cette chapelle remontent au XIIe siècle comme en témoigne une ancienne abside semi-circulaire encore greffée sur la nef. Cabanac étant concomitante à l'existence du castrum d'Orgueil, on la considère comme étant l'église de ce site.

 

Cependant une vieille légende quercynoise raconte qu'elle aurait été érigée par les anglais au cours de la guerre de Cent ans (XIVe - XVe siècle). Il faut savoir qu'à cette époque, l'église de Cabanac ainsi que le castrum d'Orgueil étaient situés à la limite des possessions du roi de France et de celles du Duc d'Aquitaine, roi d'Angleterre. Quand vint la guerre de cent ans opposant français et anglais, Orgueil passa rapidement aux mains des anglais. Ce serait pour célébrer cette victoire qu'un chef anglais aurait demandé à ses hommes de lancer une flèche et de construire en son point d'atterrissage une église.

 

Inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1989, la chapelle a été remaniée, agrandie et transformée au cours des siècles, tâchons de retracer son histoire.

De l'époque romane (du XIeme à la moitié du XIIeme siècle)

 

C'est à partir de cette période que les églises de campagne jusque là souvent en bois, furent bâties en pierre.

 

A Cabanac, sur les trois fenêtres éclairant l'abside romane voûtée en cul-de-four, il ne subsiste plus que la baie axiale dont l'ouverture étroite s'achève par un arc en plein cintre taillé dans un large bloc de calcaire. Les deux autres fenêtres furent agrandies au 19e siècle. L'hémicycle est couronné d'une corniche sobrement moulurée d'un chanfrein sur laquelle repose les premières assises de la toiture en lauzes.

 

Comme l'indiquent quelques traces sur l'élévation est du clocher gothique, ainsi que deux contreforts épaississant les murs de la nef, un clocher-mur surmontait initialement l'arc de l'abside. L'absence de contrefort sur les murs de la nef laisse penser que celle-ci était simplement charpentée à l'époque romane. De faibles ouvertures, dont deux sont conservées au Sud et au Nord, éclairaient alors la partie réservée aux fidèles.

 

Une "porte des morts" couverte en plein cintre rattachait l'extrémité ouest de la nef et le cimetière qui entourait l'édifice. Dans le cimetière clos de murs et planté de hauts cyprès, un tombeau en forme d'enfeu du 15e siècle, placé sur le côté septentrional de l'église est l'élément funéraire le plus ancien. A ses côtés, le dessus d'un caveau du 19e siècle est fermé par une longue dalle ornée de besants, attribuable au 12e siècle ; cet élément serait un remploi d'une table d'autel romane qui pourrait provenir de l'église même.

Au cours de la période gothique

 

C'est entre la fin du 13ème siècle et le début du 14ème siècle qu'intervint sur le modeste édifice une phase de transformations importantes. Pour asseoir un nouveau clocher massif de type barlong (carré), il fallut créer une travée de chœur voûtée d'un berceau brisé et délimitée par un arc doubleau reçu par des culots sculptés de visages.

 

La fin du 15ème siècle ou le début du 16ème siècle marquent une nouvelle phase de remaniements avec l'établissement de deux chapelles latérales, et d'une tour d'escalier à vis. Celle-ci, plaquée contre le clocher en dessert les deux niveaux et la chambre des cloches aménagée dans sa partie supérieure. Un nouveau portail majeur fut alors aménagé sur le flanc nord de la nef. Une pile ronde sur le devant de la nef semble attester la présence d'un auvent assurant la protection de l'ouverture.

 

La baie réalisée non plus en calcaire gris, comme l'ensemble des ouvertures romanes et gothiques de l'édifice, mais en calcaire blanc, est couverte d'un arc segmentaire mouluré de gorges et de baguettes croisées dans les angles supérieurs.Sans doute y avait-il à la base des piédroits de larges bases prismatiques aujourd'hui entièrement bûchées.

Les ultimes apports : le 17e siècle


La nef et les chapelles n'ont été voûtées que tardivement au 17e siècle. Les chapelles latérales reçurent alors des voûtes d'arêtes. On adopta pour la nef des croisées d'ogives profilées de tores reposant sur des demi-colonnes et des pilastres ornées de volutes inspirées du chapiteau ionique.

L'unique cloche du barlong date de 1782 


Lors des travaux de restauration de la tour-clocher réalisés en début d'année 2013, la cloche fut ôtée de son emplacement initial et mise " au vert " le temps des travaux. Exposée une matinée, sur la place de la mairie, le public a pu admirer les ornementations et inscriptions gravées sur cette pièce unique :

"LE PARREIN DE CETTE CLOCHE EST MESSIRE JEAN-BAPTISTE-JOSEPH-MARC DUROC DE MAUROUS ECUYER BARON DORGUEL - SEIGNEUR DE MAUROUS - DE CABANAC - DE LACAPELLE ET DE TOUZAC . CONSEILLER DU ROY AU PARLEMENT DE TOULOUSE . LA MARREINE NOBLE DAME CATHERINE-ROSE ESPIC DE LIRU SON EPOUSE. LAN 1782."

Fabriqué par la STE Marie - Mr Me Bertrand Frejabue Cure MR ROUCHE BOUREOIS SINDIC DE LEGLISE DE CABANAC RIO FECHT.

 

Réintroduite ensuite à son emplacement initial, la cloche a été dotée d'un système électrique lui permettant désormais de sonner l'angélus.

Ressources : Conseil Général du Lot. Tous droits réservés : Valérie Rousset, pour le site de Patrimoine Lot.

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